TRAINE
CONDITIONS
SPOTS & FONDS
GUIDE : TRAINE À MARSEILLE
La traîne, c'est la pêche du mouvement. On ne pose pas l'ancre, on ne cherche pas la discrétion absolue : on lit la mer, on choisit une route, et on laisse travailler le leurre dans le sillage. À Marseille, elle se pratique au large du Frioul, autour de Riou, le long des tombants de Cassidaigne ou en longeant la côte des Calanques selon la saison et les espèces visées. Bonites en été, pélamides à l'automne, sérioles quand la chance est là. Ce n'est pas une pêche passive : vitesse, profondeur, choix du leurre, tout se règle et se réévalue en permanence. Le bateau devient l'outil principal, et chaque kilomètre parcouru est une prospection active.
Cette technique est praticable jusqu'à 20 nœuds de vent et 1.5 m de houle. Les créneaux les plus productifs sont aube, jour et crepuscule. Les spots adaptés à Marseille incluent côte, large et autour des îles. Privilégiez les fonds de type tous. La profondeur idéale se situe entre 2 et 50 mètres.
Les espèces ciblables en traine à Marseille sont : Bonite à dos rayé, Pélamide, Loup (Bar commun), Barracuda européen, Maquereau, Liche, Denti et Sériole.
La vitesse est le premier paramètre à maîtriser. Pour les pélagiques comme la bonite ou la pélamide, on tourne autour de 4 à 5 nœuds avec un octopus ou un raglou, le classique méditerranéen qui a fait ses preuves. Pour le loup ou le denti sur les tombants, on ralentit à 2 ou 3 nœuds et on passe à un poisson nageur plongeant en serrant les cassures. L'erreur fréquente : garder la même allure quelle que soit la cible. En automne autour des îles, la traîne aux calamars change complètement la donne. Côté sécurité, ne pas dépasser 20 nœuds de vent ni 1,5 mètre de houle : au-delà, la lecture de surface devient impossible et le pilotage du leurre avec.






